Prendre soin avec respect et délicatesse de nos parts vulnérables

Le bébé que nous avons été aurait eu besoin de tellement de sécurité, de délicatesse, de présence, en raison de son extrême fragilité. Tout aurait dû être mis en œuvre pour qu'il puisse se construire et grandir dans la stabilité et la sécurité.

L'approche IFS ou comment prendre soin de nos exilés 

« Votre système intérieur se compose de votre Self, de parties propulsées dans des rôles protecteurs dévoués, dits managers ou pompiers, ainsi que vos parties les plus vulnérables – refoulées au plus profond de vous après avoir été blessées – appelées exilées. » C'est ce que rappelle le fondateur de l'IFS, Richard Schwartz dans Pratiquer l'IFS au quotidien.

L'approche IFS va nous permettre, depuis l'espace du Self – que l'on pourrait nommer notre sagesse intérieure, notre soi profond, notre véritable nature – d'être ce parent plein de douceur et de présence pour tous ces petits êtres que nous avons été et qui ont manqué, parce que c'est inévitable, d'une présence constante et sécurisante. Et la bonne nouvelle, c'est que ce manque n'est pas irréversible !

Ces petits êtres que nous avons été ont un immense besoin d'être enfin entendus. Ils ont besoin que l'on valide leurs ressentis, que l'on se relie à eux et qu'on leur permette de vivre une expérience sécurisante.

L'approche IFS ou comment accueillir l'intensité de nos exilés

Nous ressentons des émotions parfois si intenses qu'elles nous submergent. Sentiments de vulnérabilité, de faiblesse, de tristesse, de dépendance émotionnelle ou de honte. Cette intensité signale la présence d'un exilé. Et cette intensité-là, nos parts protectrices n'aiment pas du tout que nous la ressentions.

Et pourtant, ces émotions douloureuses, si elles ne sont jamais entendues, resurgissent régulièrement dans nos vie : « Je suis nul, sans valeur, pas intéressant, pas compétent... » Une remarque, une difficulté, un regard, peuvent réactiver ces pensées. Même lorsque quelqu'un d'extérieur nous affirme le contraire, ces parts blessées en nous ne le croient pas. Ces blessures-là sont profondes et si un peu de pommade peut soulager à très court terme, cela n'apporte pas de guérison durable.

Se rendre disponible depuis le Self à la douleur de nos exilés

« Depuis le Self » : cette précision est la condition pour que nos exilés puissent guérir. Les petits êtres que nous avons été ont besoin que l'on puisse accueillir leur extrême vulnérabilité ; ils ont besoin que l'on recréé avec eux un attachement sécure ; ils ont besoin d'expérimenter la sécurité de notre présence, l'absence de jugement, la validation de leurs ressentis.

Mais concrètement, comment cela peut-il se passer ?

  • Nous allons partir de votre ressenti actuel. « Je me sens tellement nulle et incompétente. Personne ne me le dit, mais je le sais. »

  • Nous allons voir si des parts de vous s'opposent à ce que nous allions écouter cette douleur.

  • Nous allons voir si suffisamment d'énergie de Self est accessible en vous pour que cet accueil soit fait dans de bonnes conditions. « Que ressentez-vous pour cette part ? » Si la réponse est « Je me sens touchée, curieuse, compatissante » alors, ce sera le signal que le Self en vous est accessible.

  • Vous allez pouvoir, depuis cet espace d'accueil qu'est le Self, vous relier à cette part de vous qui se sent « nulle et incompétente » ; vous allez valider ses ressentis, écouter son histoire, lui faire sentir que vous êtes là.

  • Cette rencontre va s'approfondir, se fortifier au fils des jours, des séances. Cette part blessée qui pensait que si elle avait été délaissée, c'est parce qu'elle n'avait pas de valeur va pouvoir se libérer de ce fardeau, de cette croyance encore si intense alors même que vous êtes devenu un adultes. Elle va pouvoir, grâce à ce lien que vous avez recréé avec elle, retrouver le chemin de la joie, de la confiance, de la sérénité.

Une approche thérapeutique respectueuse de votre rythme, douce et profonde

Pour que ce chemin de guérison puisse se faire, plusieurs conditions :

  • Ne pas vouloir aller trop vite notamment en n'écoutant pas les craintes de certains de nos protecteurs. Ils n'ont pas envie d'aller voir ces exilés si désespérés. Il faut leur montrer – si et seulement si c'est le cas – que celui que nous sommes aujourd'hui peut accueillir une intense souffrance sans se laisser submerger.

  • S'engager à ne plus abandonner ce petit être : une fois qu'il s'est confié à nous, il est essentiel qu'il ne se sente pas à nouveau abandonné.

  • Et pas à pas, expérimenter le changement dans des expériences concrètes. Des parts sceptiques peuvent se dire que c'est bien gentil, tout ça, mais que rien de changera jamais. Alors oui, des expériences concrètes au cours desquelles on expérimente plus de sécurité, plus d'assurance sont nécessaires pour ancrer le changement.


    Aucun miracle, donc, juste beaucoup d'accueil, de patience, de persévérance, de compassion. Et, surtout, l'envie d'enfin se libérer de certaines croyances limitantes, le ressenti, peut-être encore vague, peut-être bien ténu, fragile, que c'est possible, que l'on n'est pas condamné à se sentir indigne, incompétente, transparent, décevant jusqu'à la fin de ses jours.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’IFS ou prendre rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter.

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L’approche IFS ou comment retrouver la joyeuse créativité de nos enfants intérieurs