L’IFS ou la beauté du chemin
Et si ce qui comptait n'était pas d'arriver quelque part, mais de vivre le plus pleinement possible la beauté du chemin ? Un pas après l'autre. Avec respect et présence. Avec des « oui » plein les poches. Oui à ce qui arrive. Oui aux refus qui se lèvent. Oui à celui ou celle que je suis, ici et maintenant. Oui pour trouver son chemin, se perdre, s'arrêter, douter, se reposer, repartir fatigué, démoralisé, accablé, joyeux, confiant, plein d'énergie, sans énergie.
L'IFS pour cheminer en bonne intelligence avec nous-mêmes
Je suis nul. C'est toujours pareil. Je me fais chaque fois avoir. Je ne m'en sortirai pas. Je ne me supporte plus. Si j'étais moins..., plus..., tout irait mieux.
Qui ne s'est pas adressé ce genre de reproches ? Il peut d'ailleurs être édifiant de compter le nombre de fois, dans une journée, où ces phrases nous viennent. Pour des choses bien souvent dérisoires. Mais qui en disent long sur la maltraitance que l'on s'inflige quotidiennement.
Qui est ce je qui est si nul ? Si médiocre ? Si décevant ? Si prévisible ? Qui est ce je qui juge ? Qui critique ? Qui condamne ? Qui ridiculise ? Ce je qui est maltraité et ce je qui maltraite ?
L'IFS ou comment se rendre disponible à ce qui se dit en nous
Prenons un exemple.
Lors d'un rendez-vous, je me suis senti incompétent. J'aurais aimé être plus performant, plus brillant, afin que mon chef soit impressionné. J'aurais aimé que ce rendez-vous n'ait pas eu lieu parce que comme ça, je ne me sentirais pas mal. Je me dis que ça serait mieux de démissionner, que ce chef, vraiment, a quelque chose qui me met mal à l'aise. Je me sens découragé par mon manque d'assurance. C'est toujours la même chose et ça sera toujours la même chose. La vie me décourage. Je me décourage.
Tout cela va souvent très vite. C'est souvent très confus. De ce brouhaha intérieur restent surtout des sensations : agacement contre soi, contre celui qui nous a mis en difficulté, fatigue, abattement... Et de ces sensations naissent différents types de réactions toutes destinées à nous sortir de là.
L'IFS propose un autre chemin : aller à la rencontre de toutes ces voix, de toutes ces parts de nous. Et si c'était cela, la beauté du chemin ? Ces rencontres avec nous-mêmes.
Et si nous n'avions pas à être parfaits, irréprochables, admirables !
Je peux, et c'est là la beauté du chemin, m'arrêter à côté de chacune de ces voix. A côté de celle qui me dit que mon chef est un imbécile. A côté de celle qui me dit que c'est moi l'imbécile. A côté de celle qui a honte, de celle qui est découragée, de celle qui me dit qu'il faut que je change, de celle qui se sent incapable de s'en sortir, de celle qui en a assez du chemin et qui voudrait juste s'arrêter pour qu'enfin, il n'y ait plus de problèmes.
Et si toutes ces voix, toutes ces parts, entendaient, ressentaient enfin et pour certaines ce serait bien la première fois de leur vie, qu'elles n'ont pas à être parfaites, irréprochables, admirables ? Qu'il n'y a rien de honteux à ne pas savoir, à se tromper, à se montrer vulnérable ? Qu'elles peuvent nous faire confiance et que, jamais, aucun reproche ne sortira de notre cœur ? Que nous avons des « oui » plein les poches ?
C'est inentendable pour certaines de nos parts. C'est bien pour cela que c'est un chemin, un chemin qui peut être long, déroutant, inhabituel. Un chemin qui a pour noms accueil, patience, persévérance. Un chemin qui offre des perspectives nouvelles. Un chemin qui restaure le lien à l'intérieur de nous, un lien entre nos part et notre Self, cette sagesse intérieure. Un lien entre nos parts : faire connaissances avec elles nous permet généralement de découvrir qu'elles veulent toutes la même chose, notre bien, et que ce qui les oppose, ce sont leurs stratégies et non leurs intentions.
Comme le rappelle Arnaud Desjardins, « Nous en arrivons donc à nous détester nous-mêmes de ce que nous sommes ou, selon une manière bien erronée de nous exprimer, de n'être que ce que nous sommes. Il y a une scission entre ce que je voudrais être et ce que je suis, alors qu'en vérité, à chaque instant, je ne peux être que ce que je suis. » Et plus loin « Le chemin commence avec l'amour de soi-même. » L'approche IFS préciserait : avec l'amour des différentes parts de soi-même.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l’IFS ou prendre rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter.